Pas de journaux au 77 rue de Villiers

Jusqu’au mois dernier, il y avait dans le couloir de mon école une table sur laquelle étaient déposées chaque matin quelques piles de journaux. Les élèves pouvaient prendre librement Libération, La Croix, Ouest-France (premier quotidien français en terme de diffusion, bien loin devant les quotidiens nationaux) et parfois Le Parisien. Mais depuis quelques semaines, donc, plus de Libé, plus de Parisien. Ouest-France c’est sympa mais l’actualité de Rennes n’a pas grand intérêt pour nous.

Alors évidemment dans la bibliothèque en ligne de la Sorbonne nous avons accès aux versions numériques d’énormément de titres, mais ça n’a rien de pratique. Il faut avoir accès à un terminal informatique connecté à l’internet, naviguer sur une dizaine de pages et s’identifier avant d’avoir accès au journal. Pas question non plus de lire un article rapidement entre deux cours ou bien le midi en mangeant (un jour je vous parlerai de la cafétéria du Celsa, elle est située au sous-sol, là où aucune réseau ne passe – en fait, aucun réseau ne passe où que ce soit dans le Celsa, paraît que c’est un problème de façade…).

Une école de communication et de journalisme sans presse nationale. C’est quand même un comble.

Alors je vous en prie, grands patrons de la presse française. Soyez sympas et fournissez à vos futurs employés précaires quelques exemplaires de ce qu’il reste encore de presse papier en France.